  Créée en 1835, la Fosse Truffy fait partie de la Société comprenant également Pierka. Léon Voisin indique qu'en 1840, 8500000 ardoises étaient produites. Cependant ce rendement n'a que peu évolué et dès 1849, les ouvrages sont en voie d'épuisement puisque les tréfonds sont limités, appartenant à la Compagnie. De plus, Truffy était mal équipée, la pierre n'est pas remontée par wagons mais à dos d'homme. La descente à Truffy se faisait en passant par la Voûte.
Comme sa société soeur Pierka, Truffy est racheté par la Compagnie en 1888. C'est à cette occasion qu'elle est réaménagée et modernisée. Des installations permettant l'utilisation des barils pour remonter la pierre sont mises en oeuvre. Les ouvrages sont distribués tout au long d'une galerie centrale. Il y aura en tout 46 chantiers où travaillent les brigades. Les ouvrages de Truffy ne portent pas de nom comme dans les autres fosses mais des numéros.
Truffy fut par la suite l'une des fosses les plus importante, fournissant une pierre bleue de grande qualité. C'est d'ailleurs elle qui sera la dernière à fonctionner avant sa fermeture en 1971. Il y a encore peu de temps, on pouvait encore voir à l'intérieur que tout avait été laissé en l'état, le baril était encore accroché à la verticale. Puis tout a été muré.
Je tiens à remercier M. Michel Thomas pour la carte postale ci-contre et M. Jean Coquille pour celle-ci. La photo que vous voyez en haut est une plaque d'ardoise auparavant fixée à Truffy. Elle permettait de noter la provenance des différents blocs tirés du fond pour ensuite les distribuer dans les différents ateliers. Sur la première carte postale, en haut, l'homme qui pousse la pierre avait pour surnom "Le Zouzou", il venait de Fumay.
 Il ne reste plus aujourd'hui que le bâtiment principal de la fosse Truffy, par où la pierre remontait. Il est facile de voir ce qu'est devenu le carreau de la Fosse Truffy en comparant la carte postale ci-dessus et les photos situées dans le bas de cette page. Le bâtiment principal, s'il abritait la remontée de la pierre, il servait également de logement. Il subsiste toujours le numéro au dessus de la porte ainsi que la boîte aux lettres en fer. Une des dernières familles à y avoir habiter est la famille Fage. La présence d'une famille sur le lieu servait en quelque sorte de surveillant. Si l'on avance plus en avant, on trouve le bureau du contremaître, à l'origine vitré. On retrouve au sol le même carrelage que partout ailleurs : rouge et blanc. A l'intérieur de ce bureau, aujourd'hui murée, une lucarne donnant sur la salle se situant derrière : la salle du treuil dont vous pouvez voir plusieurs photos ci-dessous.
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Le treuilliste assis sur son siège se basait au début sur le nombre de spires sur le rouleau pour savoir où se trouvait le baril. Par la suite un système plus précis fut installé car une fois, le baril est monté au plafond, le treuilliste ayant mal calculé son coup. Non loin de la sortie située presque au milieu du bâtiment se trouve une balance servant à peser les barils. Voici ci-contre les restes de cette balance.
Truffy est aujourd'hui livré à la végétation qui s'accroit de plus en plus en profondeur, rendant certaines parties méconnaissables.
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