
Né à Rimogne le 29 octobre 1764, l'abbé Gridaine a connu un destin extraordinaire. Après être entré au séminaire, il est nommé vicaire de Rethel. Il a su se faire apprécier de tout le monde. Suite aux événements révolutionnaires, il est contraint de s'exiler et se réfugie en Suède. On lui confie l'administration d'un vaste domaine. Il a tenu une école et s'est efforcé d'apprendre le suédois. Il su se faire une bonne réputation et on entendit parler de lui à la Cour de Suède. La comtesse d'Amsfeld (gouvernante du Prince Royal) pris contact avec lui pour qu'il se charge de l'éducation des jeunes princes. L'éloignement d'avec Rimogne le faisait souffrir. Il écrivait d'ailleurs : "Je ne suis pas mal avec la cour, disait-il dans une lettre, et je fais les fonctions d'aumônier près de la reine, mais cela ne signifie rien ; j'aimerais mieux être simple auditeur dans l'église Saint-Brice." Le jeune roi de Suède Jean Ier (qu'il avait éduqué) le soutint lorsqu'il voulu fonder une église catholique, un collège et un hospice. L'abbé Gridaine se voit élever à la dignité de vicaire apostolique. On lui propose la cure de Charleville en 1825 mais il préfère rester en Suède. L'abbé Gridaine meurt en Suède en 1832.