Très tôt l'ardoise entrait dans la vie des jeunes Rimognats. Le père étant lui-même ardoisier, ils suivaient eux aussi cette voie, rare étaient ceux qui pouvaient se payer des études. La Compagnie des Ardoisières avait ouvert une école d'apprentissage où les jeunes garçons étaient envoyés pour apprendre les ficelles du métier. Le travail de la pierre leur était enseigné, qu'ils se destinent au travail du jour ou qu'ils se destinent au travail du fond. Dès que les formateurs estimaient que le gamin se débrouillait bien, celui-ci pouvait aller rejoindre les chantiers. Les plus doués devenaient ardoisiers, les autres devenaient manoeuvres. Vous trouverez ci-dessous une photo de cette école datant de 1926-1927, propriété de M. Gabriel Grimont.
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Rang du bas : Vincent Lambert - Camille Cochard - ?? - Désiré Andry - Schumacher - Martin Maurice - Jean Copin - Albert Booms - Alfred Bruyère - Martin René - Gaston Cazareth
Rang du milieu : Fils de Gaston Cazareth - Mérenne - Garançon - ?? - Marcel Baudoin - ?? - Elie Gornard - Gaston Thiercelet - Jean Colinot (Harcy)
Rang du haut : Robert Calvi - Hervé Dagorn - Loth - ?? - ?? - Jean Godart - Kléber Loth - Maximilien Oudart - Roland Oudart |
 Pour le travail du jour, le jeune apprenti travaillait le plus souvent avec un autre ardoisier avec lequel il faisait ses premières armes. Le salaire était alors un salaire au 1/6ème. C'est à dire que l'apprenti touchait 1/6ème de ce que touchait celui avec lequel il travaillait.
Ensuite il évoluait, il passait au salaire dit "pierre 3/4", l'apprenti touchait 1/4 du salaire de son maître qui en touchait 3/4. Enfin, le dernier stade était "pierre ouvrier" où l'apprenti touchait 1/3 du salaire et l'ardoisier 2/3.
L'apprenti était en général payé par quinzaine. Pour donner un ordre de grandeur, une paire de souliers pour l'ouvrier du fond coutait 65 francs.
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