Dans le monde souterrain que sont les ardoisières, l'éclairage joue un rôle très important. Et pourtant comme nous allons le voir, celui-ci a très longtemps été délaissé. Il n'y a pas eu des dizaines de modes d'éclairage, seulement deux ! Le premier qui a duré des origines jusqu'au milieu des années 1920 : la bougie. Plantée dans une motte d'argile comme on peut le voir ci-contre, elle éclairait faiblement l'écaillon. On peut s'imaginer les conditions de travail terribles où les ouvriers étaient transformés pour ainsi dire en taupes.
Léon Voisin parle dans son livre dont nous avons déjà parlé d'un dispositif composé d'une planchette et d'une boite souvent de sardines fixée sur cette planchette. Dans cette boite qui servait à récupérer le suif, était fichée une pointe sur laquelle était plantée la bougie et l'ouvrier mettait le bout de la planchette sous sa casquette, telle une lampe frontale. Ce bricolage appelé "jacques", je vous en montrerai un exemplaire très bientôt.
On trouve des traces dans les registres d'une fabrique de chandelles à Rimogne. Le 2 septembre 1905 à Rimogne meurt le fabricant de chandelles de l'époque, Jules Henri Portebois. Il était né à Harcy en 1852, était le mari de Mélanie Léonie Fortemps. En 1871, c'est Marie Ernest Beuret qui tient la fabrique. Cette fabrique de chandelles a été par la suite tenue par M. Jullion. Les jeunes ardoisiers allaient ramasser les bouts de chandelles pour graisser les outils. M. Grimont m'a indiqué que la fabrique de chandelles est présente sur la carte postale ci-contre, c'est la cabane en pierre abandonnée au premier plan.
Dans les années 1925, les premières lampes à carbure (carbure fourni par les ardoisières mais déduit sur les salaires) sont apparues pour s'imposer à Rimogne. Son éclairage très clair et précis permettait un bon éclairage. Pour en voir un exemplaire, rendez vous sur la page des outils.
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